Operophtera brumata à Eschau (67). Photo : Jean-Marc Bronner, 2024.

De retour d’un affût à la nuit tombée ? En promenade vespérale avec votre chien ? Ou tout simplement envie de poursuivre des activités entomologiques durant la « mauvaise saison » ? Alors, les Cheimatobies vous attendent !

Pour les observer, nul besoin de lampe à UV ou autre matériel spécialisé : il suffit d’une lampe frontale pour examiner les troncs lors d’une soirée pas trop fraîche : avec un peu de chance et de persévérance, vous trouverez bientôt ces Géomètres, ailes repliées, posés sur le tronc d’un arbre ou d’un arbuste.

La première, la Cheimatobie hiémale (Operophtera brumata), est largement répandue et facilement observable, jusque dans les jardins.

La seconde, la Cheimatobie du Hêtre (Operophtera fagata), est plus exigeante et fréquente essentiellement les forêts où se trouve sa plante hôte principale, le Hêtre.

 Operophtera brumataOperophtera fagata
Envergure24-30 mm29-35 mm
Forme de l’aile antérieureContour plus arrondiÉtirée et allongée vers l’apex
Teinte de fond (recto)Sombre et brunâtre, traversée de nombreuses lignes ondulées sombresClaire : sable à gris-brun clair
Centre de la zone médianeSombreLarge et nettement éclairci
Ailes postérieuresFoncées, pratiquement concolores aux ailes antérieuresBlanchâtres à gris très clair
Ailes postérieures (verso)2 bandes sombres1 seule bande sombre
Régime trophiquePolyphage (>40 espèces d’arbres et arbustes)Oligophage : principalement liée au Hêtre
HabitatUbiquiste : pratiquement tous les milieux arborés ou buissonnantsFréquente préférentiellement les hêtraies ou les chênaies-charmaies à hêtre
Période de volNovembre – décembreNovembre
Différences entre Operophtera brumata (à gauche) et O. fagata (à droite). Tiré de Fazekas, 2015.

Et en cherchant davantage, vous pourrez trouver une femelle brachyptère, qui appelle les mâles de ses phéromones, ou même un accouplement.

Mâle et femelle d’Operphtera brumata), côte à côte (Photo Jean-Marc Bronner, Eschau 2024), puis accouplés (Photo Stéphane Stein, Otterswiller, 2021).

Pour permettre de valider avec certitude vos données, préférez une vue du dessous des ailes antérieures d’un mâle permettant de distinguer la ou les deux bandes plus sombres.

A vos frontales, et bonnes observations !

Sylvain Lethuillier pour IMAGO

Ressources :