
Il existe cinq espèces de Chlorophorus autochtones dans le Grand Est. Elles sont toutes floricoles, facilitant leur recherche diurne, à vue, dans un large panel de fleurs (ombellifères, chardons, astéracées…) à proximité des feuillus dans lesquels la larve se développe. Elles sont également relativement aisées à déterminer, à condition de bien comparer ses observations avec d’autres Clytini dont les livrées peuvent parfois être assez proches.
Le mois de juillet est particulièrement propice pour trois espèces à tendances plutôt thermophiles :
- Chlorophorus glabromaculatus, une espèce bien représentée en France mais pourtant rare en Grand Est, où elle se trouve surtout à l’ouest de l’arc de la Champagne humide ;
- Chlorophorus sartor, principalement connu des collines sous-vosgiennes alsaciennes, du bassin potassique haut-rhinois, et du corridor thermophile des côtes de Moselle ;
- Chlorophorus varius, plutôt bien connu des collines sous-vosgiennes haut-rhinoises, mais également connu de quelques stations de l’Aube, de la Haute-Marne et du Bas-Rhin. En Lorraine, l’espèce n’est connue que par d’anciennes mentions.
Ces trois espèces sont globalement peu communes, voire rares et exceptionnelles selon les secteurs, et toutes les observations méritent d’être signalées. Les répartitions évoquées ici reflètent sans doute des connaissances encore localement lacunaires.



Les deux espèces restantes ont des profils très différents :
- Chlorophorus figuratus est de loin l’espèce la plus commune des cinq, mais le pic d’observation est au mois de juin. Tous les Chlorophorus étant plutôt des coléoptères de plaine, Chlorophorus figuratus détient le record d’altitude pour le genre dans la région avec 560 mètres à Moosch (68) ;
- Chlorophorus trifasciatus, à l’inverse, est l’espèce la plus rare du Grand Est. D’affinité méridionale, elle n’est connue que de rares observations historiques en Lorraine, dont la plus récente remonte à 2008. La larve se développant dans les racines de quelques Fabacés, la présence de feuillus à proximité n’est pas nécessaire pour cette espèce.

Pour la détermination des quatre principales espèces, on peut se référer à la planche des Clytini de l’aide à l’identification des longicornes de Franche-Comté de Bertrand Cotte. Chlorophorus trifasciatus, quant à lui, diffère sensiblement des autres espèces, notamment avec son pronotum rouge (voir l’aide à l’identification de Jessica Joachim).
Vincent CLÉMENT pour Imago
